champions : return of arms

champions : return of arms
Avec la série des Baldur's Gate : Dark Alliance et des Champions of Norrath, les amoureux de hack'n slash teintés d'héroïsme et de fantaisie sont assurés d'avoir toujours quelque chose de solide à se mettre sous la dent sur PS2. Développé par les maîtres en la matière, l'équipe de Snowblind Studios, Champions : Return to Arms nous replonge dans l'univers d'Everquest pour une aventure palpitante.



Lorsque le mal gronde sur les terres de Norrath, même les hauts-elfes sont contraints de faire appel aux autres peuples de leur monde pour sauvegarder l'harmonie entre les Plans. Venus de contrées diverses et lointaines, de vaillants héros vont ainsi répondre à l'appel de la très respectée Firiona Vie et se réunir sur le Plan de la Tranquillité pour s'enquérir de leur quête. Que vous soyez homme, elfe ou bête n'a point d'importance. La seule chose qui compte est le courage dont vous ferez preuve pour repousser l'assaut de vos ennemis sur les Plans du Pouvoir. Et si votre périple vous conduisait tout droit du côté des forces obscures ? Qui sait à quelles épreuves vous serez confronté en chemin ?

Les légions des morts vous assaillent sous l'eau.A l'instar du volet précédent, Champions : Return to Arms ne propose d'incarner que des profils déjà prédéfinis qui allient une race à une classe donnée. On retrouve ainsi tous les personnages déjà existants dans Champions of Norrath. Conçu pour les combats au corps-à-corps, le guerrier barbare est toujours le premier à se jeter dans la mêlée. Plus discret, le rôdeur elfe sylvestre combine ses talents d'archer et de jeteur de sorts pour surprendre ses adversaires. Le prêtre haut-elfe est non seulement habile au combat mais aussi adepte de magie offensive et défensive. Le sorcier érudit préfère tout miser sur l'intelligence pour faire appel à une palette de sorts ravageurs. Enfin, l'elfe noir chevalier de l'ombre maîtrise parfaitement la magie noire et possède de nombreuses compétences de combat. Tous sont accessibles en version féminine ou masculine et l'on peut modifier leur apparence physique suivant plusieurs critères. Les deux profils inédits de ce second volet sont le chaman Iksar et le berserker Vah Shir. Les premiers ressemblent à des lézards bipèdes et privilégient les sorts sur la force brute. Les seconds ont l'apparence de fauves spécialisés dans les attaques brutales et le lancer de haches. Si avec tout ça vous ne trouvez pas l'avatar dont vous rêvez !

Sauver les gnomes est une quête vraiment ardue.Je ne vous ferai pas l'affront de vous expliquer en quoi consiste le hack'n slash. En deux mots, on avance et on tranche dans le tas jusqu'à ce mort s'ensuive, pour vous ou vos adversaires. Derrière cette description simpliste se cache un potentiel addictif énorme qui découle directement de la montée en puissance de son héros. Les personnages profitent de leurs gains d'expérience pour acquérir de nouvelles compétences ou renforcer les aptitudes qu'ils veulent privilégier, ce qui les rend d'autant plus dangereux et donc d'autant plus précieux aux yeux du joueur. L'argent amassé à la sueur de son front peut être investi dans l'achat de pièces d'armures, de boucliers, d'armes blanches à courte ou longue portée, ou d'amulettes dotées de pouvoirs magiques. Impossible d'abandonner purement et simplement son héros lorsqu'on a passé des heures à le faire passer de simple novice au rang d'expert aguerri. C'est d'ailleurs pour ça que les développeurs ont pensé à introduire la possibilité d'importer son personnage depuis le premier volet, pour ceux qui rechignent à se séparer de leur ancien avatar. Une idée appréciable même si le jeu comporte par ailleurs bien d'autres trouvailles bienvenues.

Certains dialogues vous font bifurquer entre le bien et le mal.Ainsi, si l'aventure semble la même quel que soit le personnage joué, on s'aperçoit bien vite que la progression n'est pas complètement linéaire. Je ne parle pas seulement des moments où l'on peut choisir sa destination sur un même plan, mais surtout des différents embranchements possibles entre le bien et le mal. Très tôt dans le jeu vous serez en effet confronté à un choix qui déterminera en partie votre alignement, bon ou mauvais. Aucune décision n'est meilleure qu'une autre, simplement il faut savoir que la progression changera selon le camp auquel vous vous serez rallié. Et non seulement les parcours différeront, mais il en sera de même au niveau des missions qui vous seront proposées. Une bonne idée pour inciter le joueur à recommencer l'aventure en explorant toutes les facettes du scénario. De plus, le soft offre un véritable challenge même à haut niveau puisque l'on nous propose cinq degrés de difficulté adaptés selon des tranches de niveaux, et ce jusqu'au level 65+. Une fois l'aventure terminée, on peut d'ailleurs prolonger les affrontements en passant dans l'arène de combat pour défier d'incessantes salves d'ennemis. C'est d'ailleurs sans compter sur le mode multijoueur qui permet non seulement de jouer en ligne mais aussi de faire l'aventure en coopération jusqu'à quatre joueurs soudés dans l'adversité. Ai-je besoin de vous dire que ce voyage dans les terres de Norrath est véritablement passionnant, non pas en termes d'histoire, puisque le scénario est quelque peu évincé au profit de l'action, mais au niveau des territoires à explorer et du bestiaire à terrasser. Le jeu profite d'ailleurs d'une réalisation superbe et ne trahit aucune faiblesse dans son gameplay. Toutes les conditions sont donc réunies pour que vous passiez un excellent moment dans les contrées hostiles et lointaines de Return To Arms.
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# Posté le samedi 23 septembre 2006 07:11

champions of norrath

champions of norrath
Reconnu par les amateurs de MMORPG depuis maintenant de nombreuses années, l'univers d'Everquest est à présent décliné à toutes les sauces, puisqu'après un bon jeu de stratégie temps réel sur PC, c'est le domaine du hack'n slash à la Diablo qui est à l'honneur sur PS2. Développé par la même équipe que Baldur's Gate Dark Alliance, Champions of Norrath repousse encore plus loin les limites du hack'n slash sur consoles.



Lorsque tout va mal dans le monde de Norrath, les peuples libres oublient leurs inimitiés pour se dresser comme un seul homme face à l'envahisseur et bouter l'ennemi hors de leurs frontières. L'affront fait par les hordes de gobelins de se répandre telle la vermine dans le village de Kelethin ne restera pas impuni. Bâti au sommet des arbres de la forêt de Faydwer, la demeure des Wood Elves constitue bel et bien le point de départ d'une quête qui demande un héros. Reste à savoir dans la peau de quel personnage au destin épique vous allez combattre.

Tout commence par une chasse aux gobelins dans Kelethin.Et c'est là que les habitués d'Everquest déroulent avec curiosité le menu de sélection des personnages, avides de construire un héros à l'image de celui qu'ils avaient joué dans Everquest. Barbare, Wood Elf, High Elf Cleric, Erudite Wizard ou Dark Elf Shadow Knight, on reconnaît assez les profils du MMORPG, avec plusieurs variantes proposées pour la gent féminine et masculine. Bien sûr, le choix s'avère clairement plus limité que dans le MMORPG, mais il reste tout à fait honnête dans la mesure où il s'agit là d'un hack'n slash.

En fait, le point le plus regrettable dans la conception des personnages est que, quel que soit la race jouée, on démarre toujours directement au même endroit, à Kelethin, et pas dans les villes natales respectives. Malgré tout, on s'aperçoit dès les premières minutes que les références à Everquest sont multiples, qu'il s'agisse des points de "bind" ou des "bubbles" de vie, d'XP et de mana. Tout cela suffit à rendre l'univers du jeu parfaitement crédible et passionnant à explorer.

Le choix est intéressant pour un hack'n slash, mais il ne couvre pas toutes les races d'Everquest.Mais venons-en aux véritables points forts du titre, car ils sont à la fois nombreux et très pertinents. J'avoue n'avoir jamais joué à un hack'n slash aussi réussi dans son gameplay. Tout ici est pensé pour n'imposer aucune contrainte au joueur et renouveler constamment la progression. On ne pourra pas rentrer dans tous les détails, mais on peut tout de même montrer du doigt les points les plus astucieux de Champions of Norrath. D'abord le système de développement des compétences, crucial pour la bonne évolution de son personnage, peut être consulté à tout moment dans le jeu via un tableau propre à chaque classe qui offre un point de vue détaillé sur l'ensemble des compétences accessibles, en indiquant les conditions nécessaires pour les développer. Ce qui permet de vraiment anticiper pour se spécialiser correctement, avec une grande liberté de choix au niveau de la spécialisation.

Tanis demi-elfe a pris un coup de froid.En ce qui concerne maintenant les détails du gameplay, on retrouve certes les fondements des meilleurs hack'n slash comme Dark Alliance, mais avec des idées supplémentaires astucieusement bien pensées. On dispose bien sûr des raccourcis habituels pour les potions mais on peut surtout véritablement manier un bouclier, du moment que notre classe nous permet d'en utiliser un. Autant dire que ça ajoute vraiment au plaisir de jeu puisqu'on peut recourir à ce moyen pour faire face à des archers ou parer des attaques directes. Mieux, sur chaque arme ou armure on peut greffer plusieurs artefacts qui boostent par exemple la puissance d'attaque ou la vitesse de récupération. Il faudrait également parler des petites interactions qui pimentent constamment la progression, comme les portions de mur friables, les tonneaux explosifs ou les torches enflammées. Petit détail sympa, les monstres prennent généralement la fuite quand il sont très affaiblis, à l'instar d'Everquest. On finira en précisant que le jeu comporte évidemment son lot de boss à défier, et qu'il bénéficie d'une interface quasi parfaite, avec carte, zoom et tous les raccourcis d'usage. Cerise sur le gâteau, Champions of Norrath est jouable jusqu'à quatre simultanément, via le multitap mais aussi online, avec possibilité d'importer son personnage à tout moment. Un point qui fera encore plus pencher la balance en sa faveur dans son face à face avec Dark Alliance 2.
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# Posté le samedi 23 septembre 2006 07:18

club football

club football
Codemasters se lance dans le foot. Jusque-là l'éditeur était, en matière de sport, plutôt réputé pour ses simulateurs automobiles. Son seul contact avec le monde du ballon rond étant la série des Entraîneurs. Un bon contact certes mais éloigné de ce qui nous attend aujourd'hui : un véritable jeu de foot saupoudré d'un nouveau concept qui se décline en 17 versions différentes.



17 versions pour un même titre ! Ca fait tout drôle dit comme ça. Ceci dit en France on en aura beaucoup moins. Petit rappel pour ceux qui n'auraient pas suivi l'actu ou pas lu la preview, Codemasters nous livre une simulation de foot en innovant du point de vue conceptuel. En gros ils se la jouent un peu Pokemon. Vous prenez un gameplay et un moteur 3D de base et ensuite vous créez diverses déclinaisons disons euh, esthétiques. Les 17 versions du soft sont chacune dédiées à un club particulier parmi lesquels aucun club français de figure (ça je le dis parce que je sais que ça va en énerver plein). Chez nous, ce sont les versions Manchester, Real et Arsenal qui sortiront. Le but de l'opération est bien évidemment de séduire les supporters. Pour ce faire, Codemasters se donne les moyens.

Tous vos joueurs favoris seront présents sous les chants officiels de leur supporters.Chaque déclinaison de Club Football est donc aux couleurs de l'équipe éponyme. Mais pas uniquement pour les menus rassurez-vous. On retrouvera tout ce qui peut concerner de près ou de loin le Club. Son stade modélisé fidèlement, ses équipements, ses joueurs (heureusement) et même les chants des supporters ! En bonus, vous aurez également droit à des vidéos relatant les grands moments de son histoire. On pourrait penser que l'ensemble aurait pu tenir sur un seul jeu, c'est pas faux, mais vu le nombre total de versions, j'ai quand même un gros doute.

Bon du coup on peut se risquer à le dire : les fans de tel ou tel club seront satisfaits de ce point de vue. Reste à voir un peu ce qu'il en est du gameplay. D'abord un petit tour des mode de jeux avec la Saison complète du club, une Super Ligue européenne, un mode match rapide, une saison personnalisée avec le club souhaité et un mode tournoi. Bon de quoi bien s'occuper tout de même.

Les cut scenes ne sont pas le point fort du jeu.Côté pratique, le gameplay se veut axé simulation. On retrouve donc les fonctions essentielles de la passe lobbée au centre et en évitant les rencontres qui se concluent par un score de 24 à 8. Une légère touche d'arcade vient couvrir le tout avec une fonction de sprint assez dynamique mais dans l'ensemble, le titre se destine plus aux aficionados qu'aux bourrins. Une demi-tonne de paramètres est bien sûr gérable. On vous laissera donc choisir la composition de votre équipe et attribuer les rôles à chacun, opter pour la meilleure tactique et la formation adéquate. De nombreuses statistiques viennent vous renseigner sur l'efficience de vos choix, histoire que la chose soit bien complète. De ce point de vue là, pas de souci, on trouve vraiment ce dont on a besoin.

Les possibilités tactiques séduiront les amateurs.Mais le réalisme du titre souffre néanmoins de quelques bévues de maniabilité et d'IA. Rien de catastrophique mais suffisamment gênant pour perturber un peu l'équilibre précaire d'un simulateur de haut vol. En gros, on note une certaine imprécision des commandes. Sur certaines remises en jeu par exemple, le joueur qui vient de récupérer le ballon (vous quoi) subit un temps de latence avant de commencer à se mouvoir. Inutile de préciser qu'à la vitesse où les adversaires se pointent sur vous, la perte de la rotondité est fréquente dans ce genre de situation. Plus graves sont les problèmes de passes. C'est un coup à prendre mais trop souvent on perd le ballon pour une raison idiote. Les commandes sont parfois confuses et répondent mal, on appuie donc deux fois sur la touche de passe, pas de bol le ballon part vers un équipier, mais vu que vous avez appuyé deux fois, ce dernier la renvoie au mieux vers vous, au pire dans le vent. Avec un peu de pratique on parvient à éviter ce désagrément, ce qui ne veut pas dire que cette confusion des contrôles disparaisse.

Sans être ahurissante l'animation est tout à fait correcte.Toutefois, on ne dira pas que le titre soit un gros foutoir. Disons qu'il est parfois un peu fouillis ce qui est toujours dommageable dans une simulation. Une fois qu'on s'habitue à ces étrangetés, on parvient à construire son jeu mais il est fort peu probable que les durs à cuire de la simu se laissent séduire quand ils ont sous la main leur PES 2 ou qu'ils attendent le troisième volet de la série.

L'IA elle aussi se montre parfois curieuse avec des joueurs qui oublient parfois d'être à vos côtés et des adversaires impitoyables quand il s'agit de vous mettre des bâtons dans les roues. C'est d'autant plus étrange que ce n'est pas systématique et qu'en règle générale, l'IA est honorable.

Un éditeur de personnage puissant est intégré au jeu.Techniquement, on se trouve face à des versions identiques d'une machine à l'autre. Le moteur se montre à la hauteur pendant les matches mais c'est véritablement pour les cinématiques que son rendu s'effondre ce qui déçoit particulièrement en ce qui concerne la version Xbox. Les cut scenes souffrent en effet d'un effet de flou assez moche et présentent de plus des joueurs bien modélisés mais dont on aurait pu attendre plus. Pour la bande-son comme je vous le disais les supporters ont été enregistrés afin que chaque version offre les chants « officiels » du club et le résultat est efficace. Les commentaires sont assurés par un Eugène Saccomano beaucoup plus calme qu'à l'accoutumée. Au passage on note quelques commentaires qui tombent complètement à côté (« quelle interception » sur un coup d'envoi ça le fait moyen).
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# Posté le samedi 23 septembre 2006 07:22

cold fear

cold fear
L'équipe française de Darkworks confirme son goût pour le survival-horror avec Cold Fear. Après nous avoir enfermé à double tour dans le manoir sinistre de Alone In The Dark : The New Nightmare, Darkworks nous confine dans un baleinier fantôme occupé par des créatures mutantes à la recherche de leurs futurs hôtes. Et si vous deveniez l'un d'eux ?



Alors que Tom Hansen, garde-côte sur la mer du Bering, arraisonne un navire victime d'une violente tempête pour prêter secours à ses occupants, il réalise très vite que les seuls êtres encore vivants à bord n'ont pas grand-chose d'humain. Le voilà coincé seul sur un bâtiment ensanglanté, contraint malgré lui de devenir l'acteur d'une scène effroyable où la mort est une perspective plus douce que la peur d'être possédé par un parasite qui dévore le cerveau de ses hôtes pour assurer sa survie. Vous l'aurez compris, les péripéties sanguinolentes de Cold Fear ne sont pas à mettre entre toutes les mains. Déconseillé aux moins de 18 ans, le dernier soft de Darkworks est à inscrire dans la lignée des survival les plus sanglants et les plusviolents du moment. Si vous n'avez rien contre le goût du sang, préparez-vous à embarquer sur le baleinier fantôme le plus dangereux que l'on ait vu de mémoire de joueur.

Dommage que vous ne puissiez pas voir le bateau tanguer sous la houle.Vous commencez donc l'aventure alors que le navire de Tom s'approche du baleinier russe en perdition dans le but de lui prêter assistance. La tempête fait rage autour de vous et les éléments se déchaînent pour entraver votre progression sur le pont du sinistre navire qui tangue sous le choc incessant de la houle. Le résultat à l'écran est visuellement impressionnant, les vagues s'échouent avec force contre la coque du navire et les oscillations du bateau suffiraient presque à donner le mal de mer. Autant dire que l'ambiance est parfaitement réussie dans la mesure où il faut avancer prudemment pour éviter de se faire emporter par les vagues ou de se faire assommer par une poulie. Le jeu regorge d'ailleurs de bruitages et d'effets en tout genre qui enrichissent d'autant ces environnements dynamiques : la pluie qui s'écrase contre l'écran, le sang qui gicle à flots, les coupures de courant inattendues ou encore les flammes qui lèchent les parois et vous menacent de mort subite si vous vous en approchez trop. On craint vraiment pour sa vie, d'autant plus que l'on ne dispose d'aucun lieu de repos pour sauvegarder. L'enregistrement de la partie ne se fait qu'à certains moments précis de l'aventure, ce qui oblige le joueur à avancer vers l'inconnu en sachant qu'un faux pas l'obligera à tout recommencer.

Les interactions avec le décor peuvent vous sauver la vie.Relativement conventionnel, le scénario n'est certes pas à la hauteur de l'ambiance flippante du jeu, mais il offre tout de même plusieurs rencontres intéressantes, qu'elles soient amicales ou plutôt hostiles. Le joueur sera amené à escorter une scientifique rebelle et indépendante, fille d'un savant dont les découvertes concernant les exocels ont conduit au drame que l'on connaît. Il y a bien sûr ceux qui complotent dans l'ombre et tirent les ficelles, ainsi qu'une galerie d'exomutants et d'exospectres tous plus décomposés les uns que les autres. La vraie bonne idée du jeu réside justement dans ces fameuses créatures parasites, les exocels, qui s'insinuent dans le crâne d'êtres vivants ou de cadavres pour les contrôler. Un sentiment de paranoïa s'installe très vite dans la mesure où l'on soupçonne le moindre corps de receler un exocel en son sein. On acquiert vite le réflexe de pulvériser la tête de ses victimes et des corps inanimés avant de faire exploser les exocels pour éviter qu'ils ne se sauvent pour trouver un meilleur hôte. Une idée qui pousse à multiplier les headshots et à anticiper les mouvements de ses adversaires, tout en ajoutant au sentiment de stress du joueur.

Les exocels vous parasitent le cerveau.Comme on avait déjà pu le constater sur Alone in the Dark : the New Nightmare, l'équipe de Darkworks aime à s'inspirer d'éléments vus dans les survival horror les plus réputés et n'hésite pas à reprendre certaines idées qui ont prouvé leur efficacité sur le grand écran. Ainsi, le fait de pouvoir achever un ennemi au sol avec son pied renvoie directement à Silent Hill, tandis que les manoeuvres de défense avec le flingue rappellent les coups de couteau défensifs du remake de Resident Evil. Le fait que les exocels puissent s'infiltrer dans le corps de n'importe qui renvoie clairement à The Thing, voire à Alien, et ajoute énormément au côté stressant du jeu. Clin d'oeil à leur précédent titre, il est possible de recourir à une lampe-torche en balayant le faisceau lumineux pour savoir où l'on met les pieds, du moins si l'on se contente d'utiliser le pistolet.

Ca valait le coup de mourir.D'autres armes plutôt conventionnelles sont également utilisables, mais elles sont peu nombreuses et les munitions sont très limitées. Heureusement, on peut recourir à certaines interactions pour économiser quelques balles en tirant sur des barils explosifs ou en faisant tomber des charges sur la tête de ses assaillants. Dommage que ces interactions soient aussi limitées et évidentes dans leur contexte. Enfin, comment ne pas penser à Revident Evil 4 pour ce qui est de la perspective adoptée en mode visée, avec le personnage situé dans le coin inférieur gauche de l'écran, l'arme au poing ? Tout ceci concourt au final à donner l'impression d'avoir affaire à un très bon survival horror, certes conventionnel dans son déroulement, mais fort d'une ambiance oppressante à souhait et d'un challenge à la hauteur. On peut féliciter Darkworks pour leur nouvelle performance dans le domaine.
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# Posté le samedi 23 septembre 2006 09:59

colin mc rae rally 04

colin mc rae rally 04
Etonnant tout de même comme le jeu vidéo peut devenir en soit un véritable moyen médiatique. Ainsi si vous ne vous intéressez pas plus que cela au monde des sports mécaniques et a fortiori à celui des rallyes mais que vous avez malgré tout un penchant pour les simulations vidéoludiques pleines de cambouis et de rugissements de moteurs surpuissants, le nom de Colin McRae ne peut pas vous être inconnu, puisque ce dernier a prêté son nom à 3 jeux tous sortis des usines de chez Codemasters. Et c'est logiquement suite au succès des 3 premiers opus que la société anglaise remet le couvert avec un 4ème épisode qui remettra tout le monde d'accord après un 3ème segment qui avait quelque peu déçu les fans.



Ouep, franchement on sent bien que Codemasters s'est plié en quatre pour cette fois nous pondre un Colin qui fait office de grand cru de simulation automobile. Si on ne pouvait que se montrer enthousiaste en écoutant Gary Dunn lors de la présentation officielle du titre à la presse il y a quelques mois, force est de constater que le bonhomme n'aura pas seulement su se montrer persuasif mais qu'il se sera montré un véritable bosseur en gommant les défauts de Colin 3 et en créant un des meilleurs épisodes de la série du niveau de l'excellentissime Colin McRae Rally 2.0. Mais je vois que vous vous impatientez alors c'est sans plus attendre que chaussé d'une combinaison intégrale, d'un casque lui aussi à visière intégrale, et de petites bottines en cuir rose style trappeur canadien (je sais, la mode et moi....) que je m'en vais me mettre derrière le volant de ma Subaru Impreza pour passer en revue ce Colin McRae Rally 04.

Je sais, c'est tentant de rouler à tombeau ouvert mais n'en oubliez pas de freiner malgré tout.Déjà, ce qu'on peut dire c'est que vous allez en avoir pour votre argent, la durée de vie de Colin 4 dépassant toutes nos espérances. Oublions les deux modes de jeu de Colin 3 pour nous concentrer sur les 8 qui composent Colin 4. Niveau championnat, ce ne seront pas moins de 4 modes qui seront présents. Celui des 2 roues motrices, des 4 roues motrices, le championnat Expert et sa seule vue intérieure et enfin le championnat Groupe B avec lequel les bolides des années 80 seront remis au goût du jour. On note également un autre challenge bien sympathique qui vous fera passer des tests en atelier ou en extérieur. Si vous parvenez à réussir ces tests (de suspension, de régime moteur...) vous aurez l'occasion d'obtenir une voiture plus performante en championnat. On pourra également créer ses propres rallyes en mixant les spéciales du jeu comme bon nous semble. Pour ce qui est du multijoueur, la PS2 aura droit à des parties à deux ou à 4 en alternance. En somme, question challenges on regrettera juste l'absence du mode Arcade de Colin McRae Rally 2.0 qui était bien savoureux avouons-le. Allez on va croiser les doigts pour qu'il soit à nouveau de la partie dans un éventuel Colin 05.

On éprouve de vraies sensations de plaisir quand vient l'heure du dérapage.Si vous avez pour ambition de voir du pays et de parcourir des kms d'asphalte, de gravier, de boue, de neige, vous allez pouvoir réaliser ce rêve en visitant la Grèce, le Japon, la Finlande, l'Australie tout en restant bien au chaud chez vous. Colin 04, fort de ses 8 rallyes chacun étant composé de 6 segments de route, de ses 8 tracés propres aux essais (1 par rallye), de 4 super spéciales et du retour de quelques spéciales de Colin McRae remodélisées pour l'occasion, vous donnera de quoi rouler. Pour le reste ce titre est dans la continuité des précédents épisodes. 20 voitures avec le retour de la chouchou des joueurs français, la sublime Peugeot 206, un graphisme réaliste et une technique convaincante au service d'une simulation qui nous abreuve de beaux décors et de caisses merveilleusement reproduites. Comme nous vous l'annoncions lors de la preview ce n'est pas moins de 34 surfaces différentes que nous aurons sous nos pneus. Inutile de dire que cette variété d'environnements sert complètement le jeu d'autant que de nombreux effets, comme les nuages de poussière, des pluies battantes, des effets de lumière incroyables, etc. renforcent un peu plus l'impression de réalisme. Bien sûr un Colin ne serait pas un vrai Colin sans les déformations de bolides en temps réel. Cet aspect n'a pas été oublié et est encore plus bluffant avec vos vitres qui explosent, votre pare-chocs ou vos portes qui peuvent être arrachés, votre capot ressemblant à un accordéon... Pour finir précisons malheureusement que depuis la version bêta testée les petits défauts entraperçus n'ont pas été gommés. Un peu de clipping est à signaler et il vous arrivera parfois de buter sèchement contre un poteau ou une PLV, un peu dommage. D'un point de vue son, les bruitages de moteur et les accélérations donnent lieu à quelque chose de très puissant, dans tous les sens du terme et les digits sonores changeront en fonction de la surface sur laquelle vous vous trouvez. Vous retrouvez bien entendu les commentaires de votre copilote dans la langue de Molière.

Des voitures on ne peut plus symptoches sont à débloquer.Inutile de tourner autour du pot, d'échappement (je sais, l'humour et moi...), la jouabilité de Colin McRae Rally 04 est à consommer sans modération. La grosse nouveauté est celle qui voit la voiture tourner autour de 4 axes au lieu de deux. Comprenez par là que la voiture se dirige au millimètre près, que les dérapages sont une pure délectation (et c'est un énorme euphémisme) et que cette maniabilité va vous permettre de faire tomber les chronos. Nous avons ici une conduite vraiment réaliste, d'autant que les voitures sont plus lourdes et que leur physique se veut plus convaincante avec une meilleure adhérence, une meilleure tenue de route et des réactions mieux gérées. En gros, votre conduite devra être adaptée en fonction de la surface sur laquelle vous roulerez. Bref, on retrouve les sensations qu'on est en droit d'attendre d'un épisode de la série et honnêtement c'est une pure délectation que de diriger et de dompter les multiples voitures.

La conduite sur la neige, toujours aussi délicate. Freiner pourra vous faire gagner de précieuses secondes.En fan absolu de la série depuis le premier épisode, je dirais que ce Colin 04 est du même niveau que Colin McRae Rally 2.0 d'un point de vue fun et sensations. Des environnements superbes, une belle modélisation des caisses, 8 modes de jeu, 20 voitures, une jouabilité merveilleuse, autant dire que le prochain World Rally Championship va devoir faire très fort pour détrôner le petit bijou de Codemasters. Si vous aurez à regarder droit devant vous pour exploser les chronos, le jeu, lui, sera à acheter les yeux fermés.
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# Posté le samedi 23 septembre 2006 10:01